Organisation de la sociétè sérère

Organisation de la sociétè sérère

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Les Sérères occupent toutes les régions du Sénégal comme l’attestent les noms de localités comme Diamniadio et Diokoul, dans la presque-île du Cap vert, ou leur implantation dans la région du fleuve et au Fouta-Toro, en tant que Toucouleurs, surtout dans la catégories sociales des pécheurs, les Subalbe, Cuballo au sing. Ce sont des cultivateurs sédentaires qui accessoirement font de l’élevage. Les Sérères du Cayor, présents dans la provinces cayorienne du Diander, et ceux du Baol, sont les Safen, les Ndut, les Léhar ou lalah, et les Nones. Ceux du Sine-Saloum, sont les Sereres Sine. Les Sérères Niominka qui pratiquent la pêche dans le delta du Saloum.
La société sérère était stratifiée en castes, proche du modèle wolof, mais beaucoup moins strict. Dans la société traditionnelle, il y avait au sommet de la hiérarchie les Guelwar, ils étaient Tiédos. Parmi ces fils de roi, le plus âgé des hommes qui est de la descendance matrilinéaire Mansa Waly Dione fondateur du Royaume du Sine, devient Maad (Roi). Les membres de cette descendance matrilinéaire sont appelés Guelwar, thiédo ou pino maad ce qui signifie « fils de rois ».
Après les cavaliers viennent les hommes libres qu’on appelle diambours, puis les badolos, que l’on définit comme ceux qui ne possèdent personne et que personne ne possède.
Il y a des castes typiquement sérères comme les law qui sont des bouffons, les sagnite qui sont des bouffons grossiers et les naar no maa ou maures du roi, utilisés pour le renseignement.
Les griots sont la mémoire de la société et sont aussi les tisserands.
Pour les forgerons, même s’il y en a parmi eux des Sérères, ils sont en majorité des wolofs, beaucoup d’entre étant parfois d’ascendance toucouleur, ce sont les nyenyo. D’ailleurs chez les Sérères, il arrive qu’on utilise le mot forgeron pour désigner un wolof.
Les woudés qui travaillent le cuir et les potiers sont de la caste des nyenyo. Les laobés, artisans du bois, eux sont des Peuls. Au bas de l’échelle sont ceux qu’on possède, les captifs, on les appelle fad.

Originellement, le lamane était le plus haut dans la hiérarchie, il était maître de la terre et était assisté par les chefs de village ; il n’y avait pas de caste d’artisans, car chaque famille produisait ses propres produits artisanaux ; on pouvait considérer que la société sérère était égalitaire.

Source :http://www.africaciel.com/

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