Mission Sénégal – 04/10/2015 – ô bout du monde – France Ô

Mission Sénégal – 04/10/2015 – ô bout du monde – France Ô

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Après une première étape à Madagascar, Ô bout du monde file au Sénégal. Laurent Bignolas se donne pour mission de faire connaître les initiatives locales soutenues par Man & Nature.


Ô bout du monde : Mission Sénégal (bande-annonce) por franceo

Ô bout du monde est parti au Sénégal prendre le pouls d’un pays que Man & Nature suit depuis trois ans.

Laurent Bignolas : C’est une sorte d’état des lieux des projets déjà lancés dans un pays où Man & Nature intervient en matière d’environnement. Avec pour enjeu celui d’améliorer le quotidien des communautés qui vivent dans des coins de nature que l’on veut préserver ou même sauver. En collaboration avec l’association sénégalaise Nebeday qui a pour objectif d’aider les populations.

Quels sont, là-bas, les enjeux et les actions essentielles ?

L. B. : Dans les régions du Saloum et de Tambacounda, où la désertification s’intensifie, il y a d’abord un projet en cours autour du moringa, un arbre facile à planter et très utile pour la rétention d’eau ; c’est aussi un fertilisant qui améliore la qualité de la terre pour les cultures puisque ses feuilles possèdent des qualités exceptionnelles. Une commercialisation a été mise en place avec sa chaîne de production ; nous avons ainsi participé à la construction d’un bâtiment, il faut encore une broyeuse… C’est un projet important dans un pays où l’on souffre encore de malnutrition. Planter des moringas permet de participer à la santé des uns et des autres. La forêt regorge aussi d’espèces animales et végétales qu’il faut préserver. Il y a par exemple les colobes bais, menacés d’extinction. Ces primates jouent pourtant un rôle important dans l’écosystème, comme tous les animaux, d’ailleurs…

Quelles solutions sont trouvées pour renforcer le milieu naturel et aider les populations ?

L. B. : Il y a le bio-charbon qui est de la paille et qui peut remplacer l’habituel charbon de bois, qui détruit les forêts. En ramassant la paille, on évite aussi les risques de feux de forêt. De plus, la commercialisation de ces cylindres fabriqués avec de la paille et de la boue argileuse profite aux habitants. Parmi les autres actions, la récolte des huîtres sur les mangroves par les femmes a changé, car celles-ci les ramassent avec beaucoup plus de discernement.
Grâce à notre soutien, à leur ingéniosité et à leur travail, surtout, elles ont ainsi pu s’offrir un bateau et un camion et aller jusqu’à Dakar pour vendre leurs produits.

Quels sont vos souvenirs les plus marquants ? 

L. B. : En pleines Journées mondiales de l’environnement, des enfants plantaient des arbres partout dans le village de Toubakouta, ça grouillait dans les rues, ils avaient tout prévu, j’étais scotché… j’en pleurais presque de joie. Dans les écoles aussi, il existe un véritable programme environnemental, les messages passent… Par ailleurs, nous avons offert un alambic artisanal qui représente une vraie note d’espoir puisqu’il permet l’extraction des essences pour des huiles essentielles recherchées par les secteurs de la parfumerie ou des cosmétiques. Il n’est jamais trop tard… Il faut suivre l’exemple de toutes ces populations. En protégeant la nature, on améliore le niveau de vie. La responsabilité est planétaire…

Source : Mission Sénégal – 04/10/2015 – News et vidéos en replay – ô bout du monde – France Ô

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