Kaydara, une ferme école agro-écologique

Kaydara, une ferme école agro-écologique

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Gora ndiaye est un homme simple et bienveillant mais surtout entreprenant et ouvert d’esprit. Sa plus belle réussite : une ferme agro-écologique couplé a un centre de formation pour les jeunes. Il fait aussi chambre d’hôte pour les voyageurs intéressés par un tourisme durable.
 
Gora Ndiaye, initiateur de La ferme agro-écologique de Kaydara
Gora Ndiaye, initiateur de La ferme agro-écologique de Kaydara près de Samba Dia
       

Ici à keur Samba Dia, dans l’arrondissement de Fimela, là ou il y a moins de dix ans l’on ne trouvait que la brousse existe un véritable jardin d’éden: fleurs, fraises, petit pois, oignons, salades, cocotiers, tout pousse! Grâce a la ténacité d’un homme.

« Dire que je suis parti de rien !

Notre homme, Gora Ndiaye a débuté comme enseignant à Dakar. Lassé de cette vie urbaine ou il est toujours difficile de finir son mois décemment, il commence à travailler la terre.

« J’avais les mêmes parcelles que ces jeunes récipiendaires qui viennent de sortir. En tant que professeur d’histoire et de géographie dans le privé, je parvenais difficilement à joindre les deux bouts parce qu’à l’époque, l’heure était payée à 500 francs. Quand j’ai commencé mon jardin, je me suis rendu compte qu’en trois jours, je pouvais produire mon salaire de professeur », témoigne Gora Ndiaye.

La ferme agro-écologique de Kaydara
La ferme agro-écologique de Kaydara
La ferme école de Kaydara

Quelques année plus tard il rejoint les rang de l’Ong Aide et Action a Mbour ou il met en place des jardin scolaires.

Il s’agissait de faire de sorte que les enfants du système éducatif ne soient pas des handicapés des dix doigts. Il fallait allier le travail manuel et le travail intellectuel’ Gora Ndiaye »

Il continu a étudier les plantes et a appliquer une méthode de jardinage basé sur une planification rigoureuse.

« c’est ‘un homme très réfléchi, généreux envers le monde autour de lui, il croit fermement qu’il arrivera à tout ce qu’il entreprend quels que soient les obstacles. Josette Lukianoff, trésorière de Kaydara

Un panafricaniste convaincu

 
 

Décidé a travailler de nouveau pour lui, il voyage au Bénin et au Cameroun pour mieux connaître la culture du cocotier.

« Je me suis marié avec le cocotier, j’aime cet arbre. Pour moi, l’arbre est un être vivant, il a une âme, chaque arbre veut se développer, veut avoir des fruits. Peut-être que l’on me traitera de fou mais les arbres communiquent, ils sentent l’individu et leur union est innée aux deux entités ».

Ferme agro-écologique de Kaydara
Ferme agro-écologique de Kaydara
La ferme agro-écologique de Kaydara

Fort de son expérience il réussit a trouver des financements pour intégrer la culture du cocotier dans les îles du Saloum. Le financement extérieur est de courte durée mais il aura suffit a Gora pour lancer son grand projet : la ferme agro-écologique de Kaydara.

Après moult désillusions, beaucoup de labeur et de persévérance, Kaydara a grandi et est devenu un véritable symbole pour toutes une localité.

Le lieu allie agriculture, élevage, énergies renouvelables et formations. Cette école d’un genre nouveau forme les jeunes déscolarisés ou non scolarisés de la zone de Fimela à des pratique agricoles respectueuses de leur environnement.Durant 3 ans les jeunes sont formés à la théorie et à la pratique afin de devenir rapidement des fermiers impliqués dans la gestion durable de leurs ressources. Pour s’assurer de leur succès, les jeunes diplômés sont accompagnés à la fin de leur étude dans la mise en place de leur projet personnel.

« Nous voulons faire, dans la zone, un modèle éducatif alternatif face à un fort taux d’abandon scolaire qui caractérise la zone. C’est pourquoi nous avons choisi une formation qui va en droite ligne avec la préoccupation des villageois. Et c’est l’agriculture », souligne Gora Ndiaye.

 
 

Kaydara est vraiment un très bel exemple qui j’espère montrera la voie à de nombreux villageois. Trop nombreux sont les jeunes villageois qui envisagent de quitter leur terre pour une illusoire réussite en ville. Des hommes comme Gora sont la preuve qu’avec de bonnes pratiques la terre peut être généreuse avec celui qui la travaille. Et que serait Dakar, Kaolack et autre centre urbains si les paysans n’était plus la pour les nourrir?
Parce que pour vivre il faut manger, pour manger il faut cultiver la terre nourricière.

 

Ferme ecole kaydara
 «Kaydara» se trouve à l’embranchement des routes de Ndiédieng et de Dioffior, à 500 m du village de Ndiédieng., à environ 2 km de Keur Samba Dia.

Soaz

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